Celebrating 100 years Extending Hands of Friendship, Rotary International: The Rotary Foundation. Sponsored by Canadian International Development Agency
Show & Tell - Canadian Schools Getting Involved!

La situation dans son ensemble

En 2008, l'Agence canadienne de développement international, l'ACDI, a demandé au Rotary de participer à son programme Défi Afghanistan, ce qui a mené à la création d'un plan visant à construire une école!

Pourquoi avons-nous choisi de construire une école?
Que sont l'ACDI et le Défi Afghanistan?

Pourquoi avons-nous choisi de construire une école?

Avant de se lancer dans un projet, il faut s'assurer que la collectivité a besoin de ce que vous lui offrez et qu'elle en veut. La meilleure façon de bâtir quelque chose de durable est de demander aux membres de cette collectivité ce dont ils ont le plus besoin!

Le CRCID a communiqué avec le ministère de l'Éducation à Nangarhar, une province de l'Afghanistan, et a demandé une évaluation des besoins. Nous avons appris que des centaines d'élèves de cette région étudiaient dehors, à même le sol dur, sans protection contre les conditions climatiques les plus sévères. Le ministère de l'Éducation a affirmé que ce dont l'Afghanistan a le plus besoin, ce sont des écoles. Par conséquent, le CRCID a décidé de lancer un projet visant à construire et équiper une école de deux étages en Afghanistan pour souligner les 100 ans du Rotary au Canada; ce faisant, il a été choisi comme étant le Défi Afghanistan du Canadian Rotary Centennial.

L'éducation mène au changement et permet aux collectivités de croître au plan économique. Le taux d'emploi augmente lorsque le nombre d'écoles et les programmes éducatifs s'accroissent. La pérennité est essentielle à des travaux préparatoires prospères : peu importe le projet lancé, il doit pouvoir se poursuivre dans une collectivité bien après que les gens qui l'ont mis en œuvre aient quitté la région. Une école peut aider plus d'une génération d'élèves.

Selon l'UNICEF, seulement 28 % des Afghans adultes savent lire et écrire. Seulement 18 % des filles (âgées de 15 à 24 ans) et 49 % des garçons (âgés de 15 à 24 ans) savent lire et écrire.

Dans de nombreuses régions de l'Afghanistan, les filles n'ont même pas le droit d'aller à l'école.

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Que sont l'ACDI et le Défi Afghanistan?

L'Agence canadienne de développement international, l'ACDI, a mis sur pied le Défi Afghanistan pour amener des initiatives de développement plus fortes en Afghanistan et pour mettre en œuvre des projets qui permettent d'améliorer le quotidien des Afghans.

L'ACDI a pour mandat de gérer l'appui du Canada au développement international et les ressources qu'il y consacre de façon efficace et responsable en vue d'obtenir des résultats durables et significatifs, ainsi que de s'engager dans l'élaboration de politiques de développement au Canada et sur la scène internationale afin d'aider le Canada à atteindre ses objectifs au chapitre du développement.

L'ACDI a été créée en 1968 pour administrer l'essentiel du programme d'aide publique au développement (APD) du Canada.

L'ACDI travaille de concert avec les partenaires du développement, les États fragiles, les pays en crise, les pays ciblés, les institutions et la population canadienne.

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Tendre la main de l'amitié - La construction d'une école [Télécharger le pdf]

Le projet de construction d'une école s'est mis en branle le 15 décembre 2008, lorsque Kevin Webb, agent d'administration en chef du CRCID, a contacté Steve Brown, ancien gouverneur du district Rotary 5340. En poste à London, en Ontario, M. Webb, qui était à la recherche d'une personne ayant de l'expérience sur le terrain en Afghanistan, savait que Steve Brown et son club Rotary de La Jolla Golden Triangle, dans le sud de la Californie, s'était déjà occupé de la construction d'une école dans ce pays.

M. Brown a été invité à donner une présentation aux gouverneurs élus des districts (GéD) canadiens réunis à San Diego dans le cadre de l'assemblée internationale en janvier 2009. Cette assemblée rassemble les 532 gouverneurs élus des districts du monde entier à des fins de formation. Les GéD canadiens se sont engagés avec enthousiasme dans ce projet qu'ils ont choisi pour commémorer le centenaire du Rotary au Canada, et ont accepté de recueillir les fonds nécessaires pour le réaliser avec les clubs Rotary du Canada. « Fary Moini et moi sommes allés en Afghanistan pour rencontrer M. Azizi, directeur provincial de l'éducation dans la province de Nangarhar le 31 mars 2009, et choisir l'emplacement de la nouvelle école », raconte M. Brown. Membre du club Rotary de La Jolla Golden Triangle, Fary Moini se dévoue pour aider le peuple afghan.

Une cérémonie de la première pelletée de terre s'est tenue le 3 janvier 2010 et, à peine neuf mois plus tard, la cérémonie d'inauguration officielle a eu lieu le 26 septembre 2010. « Le Rotarien Fary a représenté les intérêts canadiens à ces deux cérémonies », précise Steve.

Fary Moini a rempli le rapport suivant lors de la cérémonie d'inauguration :

La cérémonie a débuté à 9 h 15 par une récitation du Coran par une élève. M. Mohammad Hanif Gardiwal, administrateur général du gouvernement de la province de Nangarhar, M. Allah Dad, directeur du ministère de l'éducation de Nangarhar ainsi que trois aînés de la région ont ensuite prononcé des discours et souligné l'importance de l'éducation dans l'Islam et de l'égalité des chances pour les filles et les garçons.

Ils ont exprimé leur gratitude et se sont engagés à soutenir les Canadiens en retour de ce généreux don. Ils ont affirmé que leurs enfants n'oublieront jamais qu'ils sont assis dans des classes construites grâce aux dons des Canadiens, plutôt que dehors sous les arbres et la pluie. J'ai ensuite prononcé une allocution en anglais au nom des Rotariens du Canada, qui a été traduite en pachto par un jeune homme qui s'appelait Haroon. La cérémonie s'est terminée par la coupe du ruban, la visite des classes et du centre informatique ainsi que le service de rafraîchissements. J'ai eu l'occasion de parler avec les aînés et de les remercier pour leur soutien et leur participation.

Ils m'ont dit qu'ils seraient toujours prêts à nous aider et m'ont demandé encore une fois de remercier tous ceux qui ont participé au financement de cette école, et de leur dire qu'ils ont besoin de leur aide pour éduquer leurs enfants afin de leur offrir un avenir meilleur et paisible. Les représentants des médias ont assisté à la cérémonie, et le lendemain, tout le monde nous disait qu'ils avaient entendu parler de cet événement.

Tout au long de la construction de l'école, le CRCID a suivi de près la réalisation du projet grâce aux rapports présentés par Steve Brown qui a visité le chantier deux fois et par M. Moini, qui s'est rendu en Afghanistan à quatre reprises pour rencontrer les planificateurs et les fonctionnaires. Mohammed Ishaq Niazmand, assistant administratif du gestionnaire de programme pour l'équipe de développement de l'agroindustrie de l'Afghanistan s'est tenu au courant des moindres détails du projet. De son bureau au Borlaug Institute for International Agriculture, une division de l'Université A&M du Texas, il communiquait électroniquement avec les directeurs, les membres des comités et le personnel du CRCID toutes les semaines, parfois même tous les jours.

« Dans toutes les rencontres avec la direction de l'éducation, nous n'avons rencontré aucun écueil, et le ministère de l'éducation de Nangarhar ainsi que les responsables de la gestion de l'école nous ont toujours apporté leur entière collaboration », explique Ishaq. Jamais en retard sur le calendrier, la construction de l'école s'est terminée six mois avant la date prévue. L'équipe a travaillé d'arrache-pied; il y avait en moyenne 20 travailleurs sur le chantier tous les jours. « Nous estimons que la construction a demandé 5 200 jours-personnes, ce qui inclut les travailleurs qualifiés et non qualifiés. L'entrepreneur faisait venir plus d'ouvriers à certaines occasions, par exemple pour la coulée du béton du toit, » indique Ishaq.

L'école compte vingt salles de classe qui peuvent accueillir chacune 40 élèves. Ces derniers ne disposent pas d'un ordinateur chacun, mais un laboratoire informatique connecté à Internet a été prévu. Les ordinateurs seront offerts par le fonds Rotary International Matching Grant.

Le contrat de construction prévoyait l'aménagement de toilettes, mais sans eau courante. Grâce aux efforts déployés par Fary Moini qui en a discuté avec les fonctionnaires et a fait une recommandation officielle au nom des Rotariens du Canada, il a été décidé d'installer l'eau courante dans les toilettes. M. Moini a aussi recommandé des fontaines d'eau potable pour les élèves, de demander des soumissions pour aménager un terrain de jeu et de convertir une salle de classe en garderie pour attirer davantage d'enseignantes. Toutes ces améliorations pourraient être financées à même le nouveau Fonds spécial Afghanistan School qui comprend les dons du public ainsi que l'argent recueilli par la vente de bracelets. Vendus à un coût abordable, soit 5 $, frais de poste compris, ces bracelets ornés d'un médaillon sont populaires auprès des jeunes Canadiens.

Avant la construction de cette école, les enfants suivaient leurs cours assis sur des matelas en plastique à l'ombre des arbres et dans la cour de l'école. Déjà, pendant la construction, les enseignants ont su en profiter. « Grâce aux matériaux de construction sur le chantier, ils pouvaient appuyer leurs tableaux contre les barres en acier ou les amas de pierres ou de briques », explique Ishaq. C'était déjà toute une amélioration de leurs conditions d'enseignement! Malheureusement, la nouvelle école ne sera pas équipée d'un gymnase ni d'une cafétéria. Même si les jeunes Canadiens peuvent trouver des ressemblances entre cette école et la leur, il n'en demeure pas moins que les différences restent grandes.

La construction d'une nouvelle école dotée de salles de classe et de pupitres a non seulement amélioré les conditions d'apprentissage des élèves mais elle a aussi permis de résoudre d'autres problèmes. « L'école offre un environnement sain aux élèves qui sont moins exposés au soleil et aux maladies causées par le contact avec des terres humides », déclare Ishaq. Les conditions d'hygiène sont lamentables en Afghanistan. La nourriture et les sources d'eau locales sont contaminées par des bactéries pathogènes, des parasites et des virus. « Les élèves étaient assis dehors et exposés en permanence au soleil et à la pluie », ajoute-t-il.


Mais qui mieux que les élèves eux-mêmes peuvent nous exprimer leur gratitude? Voici la traduction d'une interview réalisée avec deux filles et un garçon de la nouvelle école de Jalalabad :

1 : Qu'est-ce qui t'emballe le plus dans ta nouvelle école?

Susan : « Absolument tout nous emballe. Nous sommes très heureux de notre nouvelle école. Nous étudions beaucoup plus facilement puisque nous sommes à l'abri de la pluie, du vent, des tempêtes et des bruits des autres classes. Nous pouvons maintenant apprendre paisiblement et nous concentrer; nous remercions tous ceux et celles qui ont rendu possible la construction de notre école. »

2 : Peux-tu nous dire ce que tu ressentais lorsque tu allais à l'école auparavant?

Rukhssar : « Avant, il n'y avait aucun édifice et tous les élèves étaient assis par terre, sous les arbres, et ça ne m'intéressait pas beaucoup de venir à l'école régulièrement parce que ce n'était pas une véritable école. Une fois, une de mes cousines m'a fait visiter son école − c'était une très belle école − et elle m'a parlé de ses cours. Elle m'a dit : « Un jour, j'irai visiter ton école avec toi. » J'avais honte puisque nous étudiions sous les arbres. Comment lui faire visiter mon école? J'essayais de trouver des excuses mais maintenant, je suis fier de lui faire visiter mon école et je n'ai plus honte. Merci! »

3 : Quel métier veux-tu exercer lorsque tu auras terminé tes études?

Sunbul : « Plus tard, je voudrais être enseignante. J'adore enseigner et je crois qu'il s'agit d'un travail très intéressant qui permet de servir la collectivité puisque les enseignants forment les futurs médecins, ingénieurs, avocats, etc. Merci aux Rotariens du Canada pour la chance qu'ils nous donnent!


« On a dit que pour toucher le passé, il faut toucher une pierre. Pour toucher le présent, il faut toucher une fleur. Pour toucher l'avenir, il faut toucher une vie. Grâce à l'ouverture de cette école, nous commençons à toucher l'avenir puisque de nombreuses vies seront enrichies par tout ce qu'elles apprendront ici. »


Détails sur la construction de l'école

  • - Le bâtiment comporte deux étages.
  • - La charpente de l'édifice est faite d'acier.
  • - Les cadres des fenêtres et des portes sont faits de bois huilé.
  • - Les murs sont faits de briques crues et de béton.
  • - Les murs intérieurs et les plafonds sont faits de plâtre.
  • - Les fenêtres sont munies de vitres de 3mm et de moustiquaires.
  • - Les tableaux sont faits de ciment et recouverts d'une peinture spéciale.
  • - Les escaliers sont en acier, il y a des rampes d'accès pour fauteuils roulants de même que des escaliers de secours.
  • - Les planchers sont faits de terre compactée, de béton et à certains endroits sont recouverts de tapis.
  • - Les murs intérieurs sont blanchis à la chaux; les murs extérieurs sont peints dans des tons de bleu et les accents sont peints en jaune. Les pierres de la fondation sont peintes couleur terre cuite et leur contour est peint en blanc.
  • - Des toilettes et des installations d'eau potable ont été ajoutés aux plans.
  • - L'éclairage est électrique, et les luminaires sont munis d'ampoules résistantes à l'eau.
  • - L'école compte 20 salles de classe.

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